Pas parfait, mais vivant.

Je fais un trait.
Puis un autre.
Une ligne qui se tord, qui se dandine.
Ça ne veut rien dire… et ça dit déjà quelque chose.

Je pioche une carte.
Puis une autre.
Elles me regardent, elles me chuchotent : « Allez, vas-y, dessine ! »
Alors je dessine.

Petit à petit ça s’assemble.
Ça fait un drôle de mandala.
Pas parfait, mais vivant.
Un peu comme moi, quoi.

Et là, pouf !
Je perds le fil de mes pensées.
Ça file, ça glisse, ça s’évapore.
Je ne pense plus à la lessive.
Ni au monde qui va trop vite.
Je suis là, juste là, avec mon trait qui zigzague.